Pour aboutir à ces conclusions, les scientifiques ont croisé les achats locaux de 242 substances actives avec l’abondance de 64 espèces d’oiseaux communs dans les terres cultivées, indique le Muséum national d'Histoire naturelle de Paris.
Ces analyses reposent sur les données récemment mises à disposition par l’ANSES via la Banque nationale des Ventes de produits phytopharmaceutiques (BNV-D).
Avant toute interprétation, les chercheurs ont vérifié que les achats de pesticides reflétaient bien la contamination réelle de l’environnement, en les comparant à des mesures indépendantes de résidus dans les eaux de surface. Les résultats montrent que l’impact négatif est généralisé, touchant à la fois les espèces spécialistes des milieux agricoles et les espèces communes - comme la mésange bleue ou le rossignol, et soulignent le risque d’effets en chaîne sur les écosystèmes.
En réaction à cette étude, la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) rappelle la nécessité de protéger la biodiversité tout en accompagnant la transition vers une agriculture durable. L’association propose notamment :
"Le gouvernement soutient la course folle d'un modèle agricole à bout de souffle, alors que la véritable urgence est de mettre enplace rapidement des mesures concrètes garantissant une transition agricole respectueuse du vivant, et ce dans le cadre d’un dialogue apaisé et constructif. » réagit Allain Bougrain Dubourg, Président de la LPO.