Des poupées et objets à caractère sexuel représentant des animaux peuvent-ils être vendus librement en France ? C’est la question que l’association FUTUR souhaite porter devant les parlementaires.
L’association, qui œuvre pour la défense de la sensibilité animale, alerte sur la commercialisation en ligne de produits reproduisant l’anatomie d’animaux à des fins sexuelles. Ces articles seraient disponibles à la fois sur des sites spécialisés et sur certaines plateformes grand public.
FUTUR indique avoir récemment signalé plusieurs de ces produits à Amazon France, en s’appuyant notamment sur les règles internes de la plateforme concernant les articles érotiques. À la suite de cette démarche, trois références auraient été retirées du site, indique l'association.Deux autres distributeurs auraient également retiré de leur catalogue l’un des produits signalés par l’association.

Pour FUTUR, ces retraits montrent que le sujet peut être pris en compte par les plateformes, mais ne règlent pas la question de fond : la commercialisation de ce type d’objets est-elle suffisamment encadrée par la loi française ?
L’association indique que le droit français sanctionne les actes sexuels commis sur des animaux ainsi que certains contenus mettant en scène des animaux réels, mais qu’il ne prévoit pas de dispositions spécifiques concernant les objets ou représentations synthétiques d’animaux destinés à un usage sexuel. C’est sur ce point que FUTUR souhaite interpeller les députés et les sénateurs.
L’association leur a adressé une lettre ouverte accompagnée d’une proposition de modification du Code pénal, visant à encadrer la fabrication, la vente, la distribution et la détention de représentations d’animaux destinées à un usage sexuel.
L’association FUTUR invite également le grand public à soutenir sa démarche de deux façons : en signant sa pétition « Interdisons la vente de poupées sexuelles animales », mais aussi en interpellant directement les parlementaires. Pour cela, l’association met à disposition une carte permettant de retrouver facilement son député, ainsi qu’une lettre ouverte à lui adresser, par e-mail ou par courrier. Une démarche accompagnée et accessible à tous, qui ne prend que quelques minutes.