Sur les images, on voit des personnes debout au bord d’une rivière, vêtues de manière traditionnelle et armées d’arcs et de flèches. Elles se distinguent par la netteté des détails : visages, expressions, posture — des éléments rarement observables jusque-là. Ces photographies et rushs ont été révélés lors d’un entretien passionnant de Rosolie avec Lex Fridman, chercheur, ingénieur et podcasteur américain connu pour ses réflexions sur l’intelligence artificielle et l’éthique technologique.
Découvrez-les ainsi que le récit captivant de cette rencontre inédite :
Selon Survival International, ONG spécialisée dans la défense des droits des peuples autochtones, on recense près de 196 groupes non contactés dans le monde. Ces communautés, qui n’entretiennent pas de relations régulières avec la société extérieure, vivent principalement en Amazonie, mais aussi en Asie et dans le Pacifique.
Pour certains, l’isolement est un choix : après des contacts violents ou meurtriers, ces peuples se retirent pour survivre. Au Brésil, les terres indigènes, interdites d’exploitation, couvrent environ 14% du territoire. Ces zones restent sous pression constante, face à l’appétit des industries extractives et des grands projets d’infrastructures, contre laquelle luttent des associations comme Arutam Zéro Déforestation (au Brésil) et Kalaweit (en Indonésie).
Les Mashco Piro sont les descendants d’Autochtones qui ont fui les atrocités, l’esclavage et les massacres de la brutale “fièvre du caoutchouc” en Amazonie à la fin du XIXe siècle, en s’enfonçant toujours plus loin dans la forêt pour survivre. Depuis, ils vivent près des sources des fleuves, à la frontière entre le Pérou et le Brésil. Aujourd’hui, ils constituent le peuple autochtone non contacté le plus nombreux connu au monde : au moins 750 d’entre eux habitent une vaste région forestière dans le sud-est du Pérou, et la présence de groupes mashco piro a également été signalée dans l’État brésilien d’Acre." indique l'ONG.
Selon Survival International, plus de 96 % des peuples autochtones non contactés — soit la quasi-totalité des 196 groupes recensés— sont aujourd’hui directement menacés par des activités humaines telles que l’exploitation forestière, minière, pétrolière et gazière, ainsi que par l’agro-industrie, les routes, les incursions illégales et d’autres pressions extérieures.
L’ONG considère que l'enjeu majeur est la reconnaissance et le respect des droits fondamentaux des peuples autochtones, notamment leur droit à l’autodétermination et au contrôle de leurs terres ancestrales, essentiels à leur survie culturelle et spirituelle.