Quand vous tapez une requête, Lilo ne parcourt pas le web en temps réel : il interroge l’index, la « bibliothèque » du moteur, pour trouver rapidement les pages correspondant à votre recherche. Plus cette bibliothèque est complète et bien organisée, plus les recherches sont rapides, précises et fiables.
Historiquement alimenté par la technologie Bing (Microsoft), Lilo amorce une étape majeure : intégrer progressivement un index développé en France.
Objectif ? Reprendre pleinement le contrôle de la technologie qui alimente son moteur de recherche et, ce faisant, se donner les moyens de démultiplier l’impact de Lilo – dont la mission est de soutenir les associations (80% des bénéfices du moteur de recherche sont reversés aux associations choisies par les internautes).
Depuis novembre 2025, Lilo intègre progressivement Staan, l’index développé par EUSP, une co-entreprise française détenue à parts égales par Qwant (qui a racheté Lilo en 2025) et Ecosia.
Telle une armée de bibliothécaires, la technologie Staan explore et classe les contenus collectés sur le web, pour les rendre accessibles aux internautes. Les résultats de recherche sont classés selon leur pertinence, sans intervention commerciale ni politique.
"La souveraineté ne consiste pas à faire ce que l’on veut, mais à pouvoir décider librement de ce que l’on fait. Dans un monde dominé par les plateformes américaines et les modèles chinois, on défend l'idée qu'il existe une troisième voie : celle d'un web ouvert, fiable et maîtrisé, où la technologie reste au service des utilisateurs et des institutions européennes." Olivier Abecassis, directeur général d'EUSP
Les moteurs de recherche basés en Europe relèvent d’un cadre réglementaire européen, notamment RGPD, considéré comme l’un des standards les plus exigeants au monde en matière de protection de la vie privée.
En intégrant la technologie de recherche Staan, Lilo, qui ne collecte pas les données de ses utilisateurs et s’appuie sur des serveurs basés en France, s’affranchit de l’extraterritorialité réglementaire, renforçant ainsi son engagement en matière de respect de la vie privée des internautes.
La législation américaine peut en effet imposer aux entreprises américaines (telles que Google, Meta ou Microsoft) la transmission de données personnelles ou de communications, y compris lorsque les utilisateurs concernés se trouvent hors du territoire des États-Unis.