L’examen vétérinaire a confirmé les faits : deux tirs illégaux ont perforé son œil gauche. À cela s’ajoute une blessure récente à l'oeil droit, causée par un choc avec un objet contondant, compatible avec un caillassage.
Malgré dix jours de soins, la femme Lynx recueillie par le Centre Athénas, seul établissement en France à soigner et rééduquer les lynx blessés ou orphelins pour les relâcher dans le milieu naturel, est morte d’une méningite causée par ses blessures. Le parquet de Bourg-en-Bresse a ouvert deux enquêtes confiées à l'OFB.
Cette femelle avait des jeunes, dont la vie est en danger, d'après le Centre Athénas. Pour l'aider à les localiser et les secourir, le centre de sauvegarde de la faune sauvage invite la population à signaler toute observation et dénoncer tout acte de braconnage en contactant le 06 76 78 25 83.
En France, le lynx boréal est strictement protégé par le Code de l’environnement. Le braconnage d’une espèce protégée — qu’il s’agisse de tirs illégaux, de mutilation, de capture ou de destruction — constitue une infraction pénale grave. Ces actes peuvent être punis jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 150 000 € d’amende.
Moins de 150 lynx subsisteraient en France, d'après le Centre Athénas. Ses individus se répartissent principalement dans le Jura, les Vosges et les Alpes. Cette espèce, extrêmement fragile, est menacée par le braconnage, les collisions routières, la destruction et la fragmentation des habitats, ainsi que par une faible diversité génétique.
Depuis sa création, le Centre Athénas a déjà pris en charge 114 individus. Parmi ceux-là, 34 ont pu être relâchés (donc 4 en 2025), survivre et se reproduire, contribuant ainsi à enrayer le déclin de la population.