Société
Solidarité
Népal-Tibet : l’effondrement d’un glacier à l’origine des inondations meurtrières, plus de 1 300 disparus.
Selon le Service géologique des États-Unis (USGS), la catastrophe, initialement enregistrée comme un séisme, serait en réalité liée à l’effondrement d’un glacier. Les crues soudaines et les glissements de terrain ont fait au moins 165 morts et laissé plus de 1 300 personnes portées disparues, emportant des villages entiers sur leur passage. Face à l'ampleur de la catastrophe, la communauté internationale se mobilise. Handicap International, déjà présente sur place, devrait lancer une collecte d’urgence sur Lilo dans les prochaines heures.
August 28, 2026
Rédigé par
Hélène Lecomte

L’effondrement d’un glacier aux conséquences dévastatrices

Après analyse de données sismiques et d’images satellites, l’agence américaine USGS* a déterminé que la chute de près de 1 200 mètres d’un bloc de glace d’environ 600 mètres de large aurait provoqué importante coulée de glace, d’eau et de débris, emportant tout sur son passage. Le phénomène se serait produit à environ 65 kilomètres au nord de Katmandou, en direction de la rivière Bhote Koshi, à la frontière entre le Népal et le Tibet.

Une vidéo de surveillance filmée du côté chinois de la frontière, largement relayée sur les réseaux sociaux, montre un gigantesque vague de boue et de débris s’abattant sur le poste-frontière de Gyirong, entre le Népal et le Tibet, tandis que des dizaines de personnes fuient en contrebas. À noter : des vidéos particulièrement difficiles, susceptibles de porter atteinte à la dignité des victimes et de leurs proches, circulent actuellement sur les réseaux sociaux.

La hausse des températures liée au changement climatique pourrait avoir fragilisé le glacier, mais il est encore trop tôt pour l'affirmer.

Plus de 1300 personnes portées disparues

Plus de 1 300 personnes sont portées disparues à la frontière entre le Népal et le Tibet. Au moins 165 personnes ont perdu la vie, selon un bilan provisoire communiqué par l’AFP.

Parmi les personnes portées disparues figurent notamment des ressortissants de l’Inde, de l’Australie, du Royaume-Uni, de la Malaisie, des Pays-Bas, du Portugal, de l’Afrique du Sud, de la Corée du Sud et des États-Unis, selon l’Office du tourisme népalais.

La communauté internationale se mobilise

Les États-Unis ont annoncé une aide d’urgence de 500 000 dollars. L’Union européenne a indiqué avoir activé son système de surveillance satellitaire Copernicus pour soutenir les opérations de secours et s’est dite prête à fournir une aide supplémentaire. L’Inde, pays voisin, a envoyé une première cargaison de 10 tonnes d’aide humanitaire, toujours d'après l’AFP.

De son côté, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé l’envoi de fournitures médicales d’urgence.

Un membre du personnel de l’OMS prépare des fournitures médicales d’urgence. ©OMS Népal.

Les associations en première ligne

Sur place, la Croix-Rouge népalaise a commencé à distribuer de l’eau potable et des fournitures d’urgence, notamment des bâches, des couvertures, des trousses de premiers secours, des brancards et des sacs mortuaires.

La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) indique avoir débloqué près d’un million de francs suisses pour soutenir les opérations de la Croix-Rouge népalaise, dans un communiqué publié hier.

Face à cette catastrophe, Lilo a pris contact avec ses associations partenaires présentes sur place, afin d’identifier au plus vite les besoins des populations touchées et les moyens de contribuer à l’aide d’urgence.

Handicap International, déjà implantée dans la région, devrait notamment lancer une nouvelle collecte d’urgence sur Lilo dans les prochaines heures.

* Le Service géologique des États-Unis (USGS) est une agence scientifique du gouvernement américain spécialisée dans l’étude et la surveillance des phénomènes naturels, notamment les séismes, les glissements de terrain, les glaciers et les inondations.

©Prakash Mathema / AFP

Partager
Copié !