En juin 2025, dans les Deux-Sèvres, une situation de maltraitance animale particulièrement préoccupante donnait lieu à une intervention d’urgence, pour prendre en charge des bovins, une dizaine de brebis et une chèvre. Amaigris, privés d’eau et exposés à la chaleur, les animaux vivaient dans une grande détresse. L’un des animaux était déjà mort.

Grâce à l’action de l’OABA et des services vétérinaires, douze de ces animaux ont pu être sauvés et placés dans deux fermes partenaires de l’OABA, qui organise la retraite heureuse d’animaux victimes d’abandon ou de maltraitance. Désormais, chacun d’eux a rejoint le sanctuaire de l’OABA :le « Troupeau du Bonheur ». Ils y passeront le reste de leur vie.
Parmi les animaux rescapés, Angélique, une vache normande d’une dizaine d’années est devenue le symbole de résilience des animaux victimes de maltraitance.
"Au moment de son retrait, Angélique n’avait pas bu depuis plusieurs jours. À peine montée dans le camion de secours, la vache s’est précipitée vers l’eau. Cette scène, à la fois simple et bouleversante, témoignait des privations qu’elle avait subies." témoigne son hébergeur Louis, partenaire de l’OABA
À son arrivée, l’état d’Angélique était très préoccupant. Progressivement, grâce à des soins adaptés, une alimentation régulière et un environnement apaisant, elle a repris des forces. Entourée d’autres bovins et de soigneurs attentifs, elle a retrouvé de l’énergie et une forme de sérénité. Aujourd’hui, elle mène une vie paisible : pâturages, suivi vétérinaire et la certitude de ne plus jamais connaître l’abandon.
"Son caractère un peu peureux est marqué par son passé, mais ça ira mieux avec le temps. Le caractère de ses copains Titine et Afrique permettra de la canaliser. Peut-être pourra-t-on la caresser au printemps ! » indique le Docteur Vétérinaire Audrey Groensteen, responsable communication de l’OABA

Une nouvelle étape s’ouvre désormais pour Angélique : l’OABA compte sur la générosité des internautes et utilisateurs de Lilo pour financer sa retraite grâce aux « gouttes d’eau ». Un versement mensuel de 75€ permettrait de financer sa retraite au sein du Troupeau du Bonheur, couvrant ainsi l’alimentation, les soins et l’hébergement de l’animal (hors frais vétérinaires).
Après Thor le taureau, qui fête ses quatre ans de sauvetage, et la vache Gribouille — décédée d’une maladie foudroyante après trois jours de soins intensifs, Angélique serait ainsi le troisième animal rescapé marrainé par les gouttes d’eau.
Chaque retrait organisé par l’OABA et ses partenaires et aboutissant à une intégration dans le Troupeau du Bonheur ne s’arrête pas au sauvetage de l’animal : il implique un engagement pour toute une vie. Accueillir, nourrir, soigner et protéger jusqu’au bout, même dans la maladie ou la vieillesse.
Fondée en 1961, l’OABA intervient pour secourir les animauxd’élevage, les placer en sécurité et leur assurer des conditions de vie dignes.Près de 20 000 animaux ont été pris en charge par l’association au cours desquinze dernières années. Reconnue d’utilité publique en 1965, elle a lancé en1993 le Troupeau du Bonheur, sans doute le premier sanctuaire françaisaccueillant des bovins, qui héberge aujourd’hui 600 animaux sauvés à vie dans46 fermes partenaires. »
L’OABA s’engage également dans lasensibilisation du public aux conditions de vie des animaux de ferme et dans lapromotion d’un traitement respectueux de tous les êtres vivants.