« À travers son arrivée sur Lilo, Nayestane invite chacun à transformer un geste quotidien — une simple recherche sur Internet — en acte d’engagement pour l’avenir de milliers de jeunes filles afghanes. Parce qu’au-delà des interdictions, l’espoir continue de s’enseigner. » indique Dominique Dupuy, Présidente de Nayestane
Depuis août 2021 et la reprise du pouvoir par les talibans en Afghanistan, les filles âgées de plus de 12 ans ne peuvent plus fréquenter l’école officielle : elles sont exclues des collèges et lycées, n’ont plus accès aux cours secondaires ni aux examens nationaux, et doivent rester à la maison, privées d’enseignement formel et de la possibilité de se préparer à un futur professionnel ou académique.
Selon les estimations, près de 2,5 millions de jeunes filles sont aujourd’hui privées d’enseignement secondaire. Une exclusion massive qui compromet non seulement leur avenir professionnel, mais aussi leur autonomie et leur place dans la société.
Face à cette réalité, l’association Nayestane organise un réseau de cours clandestins, offrant un enseignement sécurisé et adapté pour permettre à ces jeunes filles de continuer à apprendre, à développer leurs compétences et à construire les bases de leur avenir malgré les restrictions.
Fondée en février 2022 par Dominique Dupuy, l’association Nayestane soutient un réseau de150 classes informelles organisées discrètement au domicile d’enseignantes. Chaque jour, 3 000 adolescentes s’y rendent pour poursuivre leur scolarité malgré les interdictions.

Elles y suivent le programme officiel du collège au lycée dans sept matières littéraires et scientifiques. Les cours sont dispensés par 180 femmes qualifiées et formées, pour qui cet engagement représente à la fois un acte de résistance et, bien souvent, l’unique source de revenus pour leur foyer. Sur les 34 provinces que comptent l’Afghanistan, 21 sont concernées par ces classes clandestines.
Au-delà de l’enseignement académique, Nayestane intègre également un accompagnement psychosocial et des actions de développement personnel. L’objectif : offrir aux jeunes filles un soutien global, essentiel dans un contexte de grande insécurité et de pression sociale.
Convaincue que l’éducation peut ouvrir la voie à l’émancipation économique, Nayestane a lancé le projet « Fils Croisés ». Ce programme offre à certaines élèves des classes informelles une formation d’un an en couture, confection et broderie. Les jeunes filles y apprennent des compétences pratiques, gagnent en autonomie financière et mettent en valeur l’artisanat local. Les créations sont vendues de manière solidaire, et l’intégralité des recettes revient aux artisanes pour garantir une rémunération équitable.

C’est cette journée du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, que l’association Nayestane a choisie symboliquement pour rejoindre le moteur de recherche solidaire Lilo.
"Choisir la Journée internationale des droits des femmes pour annoncer cette collaboration n’est pas anodin. Dans un pays où les droits fondamentaux des femmes sont méthodiquement restreints, soutenir l’éducation devient un acte profondément politique et solidaire. » indique Dominique Dupuy, Présidente de Nayestane
En référençant son action sur Lilo, l’association souhaite permettre à chacun(e) de soutenir l’éducation des jeunes filles afghanes privées d’école depuis le retour des talibans au pouvoir, en versant ses gouttes d’eau à l’association.
200€ couvriront la scolarité annuelle d’une élève, et 3000€ permettront d’ouvrir un nouvel espace éducatif pour 20 à 25 jeunes filles, tout en assurant un revenu à des enseignantes, psychologues et coordinatrices locales.

©Sandra Calligaro